Montréal, 6 mai 2022 – En réaction à la deuxième lecture du projet de loi C-252, déposé par la députée de Saint-Léonard—Saint-Michel, Patricia Lattanzio, la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) réitère l’importance d’avoir une Loi canadienne qui interdit la publicité d’aliments et boissons à haute teneur en sel, gras saturés ou sucre ciblant les enfants de moins de 13 ans. « L’expérience passée et actuelle démontre clairement que l’autorégulation proposée par l’industrie ne fonctionne pas. Dans les dernières années, plusieurs compagnies comme Coca Cola, Kellogg’s, General Mills, Maple Leaf, McDonald’s et Burger King ont été reconnues coupables d’avoir enfreint la Loi sur la protection du consommateur qui interdit la publicité destinée aux enfants au Québec », souligne Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Les effets de la publicité alimentaire destinée aux enfants sont clairs : elle influence leurs préférences, leurs comportements et leurs connaissances alimentaires, en plus d’accroître les demandes faites aux parents. « Le marketing alimentaire auprès des enfants capitalise sur leur vulnérabilité cognitive et émotionnelle et engendre des impacts pernicieux sur leur santé à long terme », explique Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Affichages dans les centres sportifs, emballages alimentaires à l’effigie de personnages et mascottes, publicités télévisées, présentoirs à l’effigie de mascottes, commandites d’équipes sportives d’enfants, matériel éducatif varié, jeux publicitaires en ligne, jouets donnés à l’achat et plus encore : l’industrie alimentaire use constamment de créativité pour attirer et fidéliser les enfants.

Ces pratiques commerciales menacent la santé actuelle et future des jeunes, puisque les aliments et boissons promus sont, dans la très grande majorité des cas, de faible qualité nutritive. Leur consommation est ainsi associée à plusieurs conséquences sur la santé. Tandis que plus de la moitié de l’apport énergétique des enfants canadiens provient d’aliments ultra-transformés et que les habitudes alimentaires acquises à l’enfance ont tendance à perdurer à l’âge adulte, il est primordial d’intervenir pour favoriser de saines habitudes de vie dès un jeune âge.

L’expérience québécoise démontre qu’il est possible de protéger la santé des enfants sans compromettre l’économie canadienne. D’ailleurs, selon un sondage Léger réalisé pour le compte de la Coalition Poids en février dernier, près de 7 adultes québécois sur 10 sont en faveur de l’interdiction de la publicité d’aliments et de boissons riches en sucre, sel ou gras saturés auprès des enfants.

Grandement attendue par plusieurs organismes œuvrant en santé à travers le Canada, le projet de loi C-252, permettrait de mieux protéger les enfants des intérêts commerciaux de l’industrie. « Les générations actuelles et futures ont le droit de grandir, d’apprendre et de jouer dans un environnement qui favorise leur santé, et ce droit devrait toujours passer avant les intérêts financiers des géants de l’industrie alimentaire », conclut Madame Voyer.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids

Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec, la Coalition québécoise sur la problématique du poids est appuyée par plus de 700 partenaires issus de la santé, de la recherche, de l’environnement, de la nutrition, de l’activité physique, ainsi que des milieux municipal et scolaire. Son mandat est de revendiquer des modifications législatives, réglementaires et des politiques publiques, afin de favoriser la mise en place d’environnements facilitant les saines habitudes de vie, qui contribuent à prévenir l’obésité et les maladies chroniques. Pour plus de détails, cqpp.qc.ca.

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