Les effets collatéraux de la pandémie sur les habitudes de vie, comme l’activité physique et l’alimentation, laissent présager des conséquences préoccupantes sur la santé. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), comparativement à la période prépandémique, six adultes sur dix rapportent une augmentation du temps consacré aux écrans, près de la moitié indique une diminution de l’activité physique et le quart relate une augmentation de la consommation de malbouffe. De plus, les habitudes de vie sont particulièrement bouleversées chez les jeunes âgées de 18 à 24 ans. 

 Devant les défis économiques auxquels le Québec est actuellement confronté, plus particulièrement en ce qui a trait au financement du système de santé, il est impératif de réduire la pression sur ce dernier. Cela passe par l’accès à une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif afin de prévenir les maladies chroniques, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. 

 Considérant les effets nocifs potentiels de la détérioration des habitudes de vie à long terme, particulièrement chez les jeunes, le gouvernement du Québec doit concevoir la promotion des saines habitudes de vie et la prévention des risques liés à la santé comme des priorités. La mise en place de politiques publiques et d’environnements favorables aux saines habitudes de vie nécessite des investissements significatifs pour diminuer la hausse des coûts de santé d’une population vieillissante, dans laquelle plus de 1,1 millions d’adultes sont atteints d’au moins deux maladies chroniques. Avec de telles prévalences, il est clair qu’il ne s’agit pas uniquement de problèmes relevant de la responsabilité individuelle. Voilà pourquoi des actions gouvernementales, qui ne se confinent pas seulement au ministère de la Santé et des Services sociaux, sont nécessaires. 

Pour réduire la pression exercée sur le système de santé et mettre en place des solutions innovantes pour favoriser la santé et le bien-être de la population, la Coalition québécoise sur la problématique du poids recommande au gouvernement du Québec de : 

  • Instaurer une taxe de 2 par litre sur les boissons sucrées et réinvestir les revenus en prévention, notamment dans des programmes d’accès aux aliments sains.
  • Investir dans le développement d’environnement de proximité des jeunes (école, espaces verts et communautaires) pour faciliter l’adoption d’un mode de vie physiquement actif. 
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