À l’approche du prochain budget fédéral, la Coalition Poids réitère ses recommandations au gouvernement du Canada.

Au Canada, la prévalence du surpoids et de l’obésité est alarmante, tout comme les maladies chroniques y étant associées. Annuellement, l’obésité coûte des milliards de dollars aux contribuables canadiens. Comme en témoignent deux rapports de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), pour le Québec seulement le fardeau de l’obésité est estimé à 2,9 milliards de dollars par année. Il s’agit de coûts majeurs qui continuent malheureusement leur progression d’année en année. D’ici 2050, l’ensemble des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dépenseront en moyenne 8,4 % de leur budget en santé pour les conséquences associées au surpoids annuellement.

Devant les défis d’ordre économique auxquels le Canada est confronté, il est impératif d’investir dans la prévention des maladies associées à l’obésité, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète, en permettant aux Canadiens d’avoir accès à une saine alimentation et à un mode de vie physiquement actif. Selon un récent rapport de l’OCDE, chaque dollar investi en prévention de l’obésité aurait un rendement économique multiplié par six.

Le gouvernement du Canada doit concevoir la prévention de l’obésité et des maladies qui y sont associées comme une priorité. Soutenir la mise en place de politiques publiques et d’environnements favorables aux saines habitudes de vie nécessite des investissements significatifs pour enrayer la hausse des coûts de santé d’une population vieillissante, où plus de 17 millions d’adultes et près du tiers des jeunes sont en surpoids. Avec une telle prévalence, il est clair qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème relevant de la responsabilité individuelle. Voilà pourquoi des actions gouvernementales variées, provenant aussi du fédéral, sont nécessaires.

Pour réduire la pression sur le système de santé, permettre des économies substantielles à moyen et long termes et générer rapidement des revenus à investir en prévention, le gouvernement devrait :

1. interdire la publicité d’aliments et de boissons riches en sucre, sel et gras destinée aux enfants de moins de 13 ans ;

2 . soutenir une saine alimentation ;

  • rendre obligatoire un étiquetage simplifié sur le devant des emballages ;
  • favoriser la saine alimentation dans les écoles ;
  • assurer une cohérence des règles fiscales touchant à l’alimentation avec l’objectif gouvernemental de favoriser la saine alimentation ;
  • subventionner davantage la production maraîchère;
  • s’abstenir de soutenir les industries alimentaires, dont les produits, ou les activités commerciales ont des externalités négatives sur la santé publique;  

3. instaurer une taxe sur les boissons sucrées, dont les sommes perçues doivent être allouées à la prévention de l’obésité et des maladies chroniques.

 

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