Montréal (Québec) le 28 avril 2011 – Un groupe de vingt experts en politiques de santé venant du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni s’est réuni afin d’établir un consensus sur les démarches que devraient entreprendre les gouvernements pour protéger et promouvoir la santé des enfants canadiens, tout en se concentrant sur la prévention de l’obésité.

Ces experts ont discuté de l’importance de réglementer les pratiques de marketing qui ciblent les enfants, de concevoir des milieux de vie qui favorisent la saine alimentation et l’activité physique et de modifier la structure de prix des aliments de sorte à encourager les choix santé. « Les enfants méritent de grandir dans un milieu plus sain », déclare la docteur Kim Raine, co-directrice de l’Alberta Policy Coalition for Cancer Prevention (APCCP). « Nos milieux de vie sont façonnés par les politiques publiques et les Canadiens estiment que le temps est venu pour les gouvernements d’améliorer les règlementations dans l’intérêt de la santé des enfants. Bref, il est temps de passer à l’action. » Le groupe d’experts implore les gouvernements de prendre des mesures décisives pour s’engager à protéger la santé des enfants.

Les enfants canadiens méritent de bénéficier de mesures efficaces qui leur permettront de demeurer à l’abri des pratiques de marketing abusives. Le Québec est la seule instance gouvernementale canadienne à avoir une loi destinée à protéger les enfants âgés de moins de 13 ans. Bien que la loi québécoise soit reconnue par les experts internationaux comme un modèle, le groupe a néanmoins recommandé d’intensifier l’application de celle-ci et de protéger les jeunes jusqu’à l’âge de 16 ans avec l’implantation d’une loi similaire à travers le Canada.

Suzie Pellerin, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, a également ajouté qu’« il faut examiner toutes les options offertes pour contrer l’obésité infantile. La réunion du groupe Consensus pour le changement confirmait en fait la nécessité de mettre en place une stratégie d’action exhaustive et globale en vue d’avoir un impact important. » L’imposition d’une taxe sur les boissons sucrées a été recommandée comme étape initiale visant à modifier la structure de prix des aliments et des boissons qui encouragent actuellement les choix malsains.

La conférence du groupe Consensus pour le changement s’est tenue en marge du 2e Congrès national sur l’obésité, organisé par le Réseau canadien en obésité, qui a lieu à Montréal du 28 avril au 1er mai.

La séance a été accueillie par l’Alberta Policy Coalition for Cancer Prevention (APCCP).

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L’APCCP regroupe une vaste gamme d’organismes communautaires, de praticiens, de décideurs et de chercheurs qui se sont rassemblés pour coordonner leurs efforts, générer et recueillir des données probantes ainsi qu’exercer des pressions en faveur de la modification de politiques dans le but de réduire l’incidence de cancer et d’autres maladies chroniques en Alberta.

Visitez le site Web de l’APCCP à l’adresse suivante : www.abpolicycoalitionforprevention.ca

Pour toutes demandes d’entrevue, communiquez avec :
Shandy Reed, analyste en politiques, APCCP, en composant le 780 271-8027
ou
Amélie Desrosiers, responsable des communications, Coalition québécoise sur la problématique du poids, par téléphone au 514 475-7431 ou par courriel à l’adresse adesrosiers@cqpp.qc.ca