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Québec, le 20 novembre 2012 – Exactement deux mois après avoir annoncé un mandat clair en faveur de la prévention, le gouvernement du Québec vient de rater sa première occasion de démontrer une véritable volonté politique au-delà des belles paroles. En effet, malgré l’appel pressant de plusieurs médecins, d’élus et de groupes de santé publique en faveur de la création d’une redevance sur les boissons sucrées, le gouvernement a plutôt choisi de conserver le statu quo.

Cette décision déçoit la directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids), Suzie Pellerin. « Les boissons sucrées sont clairement associées à l’épidémie d’obésité et aux maladies chroniques associées telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et différents cancers. Alors que les coûts du système de santé sont en forte croissance et que le gouvernement peine à trouver les revenus nécessaires, il vient de rater une belle occasion de poser un geste concret en faveur des saines habitudes de vie », déplore Suzie Pellerin.

D’ailleurs, le consensus est plus large que jamais en faveur d’une telle redevance. Un récent sondage IPSOS confirme l’appui de 78 % des Québécois en faveur d’une redevance sur les boissons sucrées et énergisantes dont les revenus seraient investis en prévention. Outre l’adoption de mesures similaires en France et ailleurs, plusieurs personnalités québécoises se sont aussi associées à la Coalition Poids pour revendiquer la création d’une redevance sur les boissons sucrées au Québec. « Le lobby des fabricants est très puissant et s’active depuis déjà plusieurs mois pour contrer cette mesure. Nous souhaitons que les élus de tous les partis trouvent le même courage politique qui a permis à de grandes nations, comme la France, de prendre les devants par des gestes concrets face à l’épidémie d’obésité », souhaite Mme Pellerin.

Seul espoir : l’augmentation de la part du transport en commun
Dans son budget, le gouvernement indique son intention d’investir de manière importante dans le transport collectif, et ce, après avoir complété l’examen des projets d’investissement dans les infrastructures de transport. « En espérant que ces investissements en transport collectif seront à la hauteur des attentes et répondront au consensus », souligne Suzie Pellerin. La Coalition Poids partage l’inquiétude de l’Alliance TRANSIT, dont elle fait partie, qui réclame des gestes immédiats du gouvernement en faveur du rehaussement du service des transports collectifs.

Peu de réponses quant à la répartition des dépenses pour les infrastructures
Puisque les municipalités sont le palier gouvernemental le plus près du citoyen, plusieurs de leurs décisions ont un impact direct sur le mode de vie des citoyens et leur santé. C’est pourquoi la Coalition Poids souhaite que le gouvernement offre sa juste part aux municipalités dans le cadre de son programme d’infrastructures pour les soutenir dans la création d’infrastructures sportives et de transport actif et qu’il réponde favorablement aux nombreuses demandes quant au maintien du fonds de 50 millions $ dédié aux infrastructures sportives.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids vise l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit dans le cadre de trois secteurs stratégiques (agroalimentaire, socioculturel et environnement bâti) pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids.

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Source :
Amélie Desrosiers
Responsable des communications, Coalition québécoise sur la problématique du poids
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