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Montréal, le 22 octobre 2012 – En lien avec le dévoilement des premiers résultats de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 de l’Institut de la statistique du Québec, la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) presse le gouvernement d’agir. « Alors qu’une politique nationale de prévention est en préparation, on doit tenir compte de ces nouvelles données et s’appuyer sur les solutions connues et réalistes qui existent pour prévenir l’obésité chez les jeunes », affirme Suzie Pellerin, directrice de la Coalition Poids.

Cette enquête rapporte que près du quart (25 %) des élèves consomment une boisson sucrée ou plus par jour. « Sachant qu’une telle pratique peut augmenter leur risque d’être obèse de 60 % ainsi que celui de développer du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et certains cancers, on comprend la nécessité de réduire le pouvoir d’attraction des boissons sucrées. Instaurer une redevance est un moyen efficace et éprouvé d’y arriver d’autant plus que les adolescents sont particulièrement influencés par le prix des produits », continue Mme Pellerin. Plusieurs pays à travers le monde comme la France, la Hongrie et plusieurs états américains ont décidé d’agir en ce sens.

On apprend aussi que seulement 30 % des élèves québécois du secondaire atteignent le niveau recommandé de 60 minutes d’activité physique par jour. « Le gouvernement doit offrir à ces jeunes plus d’occasions de bouger au quotidien, poursuit Mme Pellerin. En investissant dans les infrastructures favorables au transport actif, nous pourrions augmenter la proportion de jeunes actifs durant leurs transports qui est actuellement d’environ 40 % ». Finalement, c’est plus du tiers des élèves du secondaire (34 %) qui rapportent une pratique inférieure à une fois par semaine, ou aucune pratique, durant l’année scolaire. Par conséquent, la prochaine politique de prévention devrait supporter les écoles et les municipalités qui peuvent contribuer significativement à faire bouger davantage les jeunes.

« L’épidémie d’obésité est multifactorielle et a des conséquences graves sur la santé et la qualité de vie des Québécois ainsi que sur nos finances publiques. La future politique de prévention du gouvernement doit donc tout mettre en œuvre pour prévenir les problèmes reliés au poids, et ce, particulièrement chez les jeunes », conclue la directrice de la Coalition Poids.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids vise l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit dans le cadre de trois secteurs stratégiques (agroalimentaire, socioculturel et environnement bâti) pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids.

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Source :
Amélie Desrosiers
Responsable des communications, Coalition québécoise sur la problématique du poids
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