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Saguenay, le 15 août 2012 – Alors que les partis politiques québécois ont commencé à dévoiler leurs engagements électoraux, la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) invite tous les partis à s’engager officiellement en matière de prévention dans le domaine de la santé, notamment en ce qui a trait à l’obésité. Selon la Coalition Poids, il est impératif d’agir alors que 57 % de la population adulte est en surpoids, un phénomène qui a atteint des proportions épidémiques et qui occasionne des coûts considérables pour le système de santé et la société dans son ensemble.

Dans le cadre de sa tournée québécoise, la directrice de la Coalition Poids, Suzie Pellerin, était de passage au Saguenay, une région reconnue pour son dynamisme en matière de saines habitudes de vie. Elle en a profité pour souligner que l’État doit financer des actions de prévention qui visent, par exemple, à augmenter l’accès et la consommation d’aliments sains et abordables pour tous, à encourager un mode de vie actif par la création d’environnements favorables au transport actif et collectif ou encore à augmenter les occasions de bouger à l’école.

Un financement profitable
Selon une étude menée en 2004 par Katzmarzyk PT & Janssen I., les coûts assumés par l’État pour pallier à l’obésité s’élevaient à plus de 1,5 milliard de dollars annuellement, une somme qui ne cesse de croître et d’empiéter sur le budget consacré à la santé. « En investissant dans la prévention, l’État fait un choix stratégique qui lui permettra, à terme, d’améliorer le niveau de santé de ses citoyens, de réduire ses dépenses et d’obtenir des avantages économiques », a déclaré Mme Lucie Thibodeau, présidente de l’Association pour la santé publique du Québec.

À titre d’exemple, une étude du Trust for America’s Health a démontré que pour chaque dollar investi en prévention, ce sont 5,60 $ qui sont épargnés en soins de santé. L’expérience américaine a prouvé qu’en investissant annuellement 10 $ par personne dans un programme éprouvé pour augmenter l’activité physique, améliorer l’alimentation et réduire l’usage du tabac, il était possible de réaliser des économies de 16 milliards de dollars.

« La prévention fait partie des solutions à envisager pour freiner la multiplication des dépenses que l’obésité engendre. Alors que les partis débattent vigoureusement sur la question des finances publiques, il faut envisager cette avenue qui permettra, à terme, de réduire les dépenses gouvernementales », poursuit Mme Pellerin.

Saguenay, des expériences inspirantes
« La région du Saguenay est particulièrement active au niveau des saines habitudes de vie, confirme-t-elle en expliquant le choix de ce lieu pour parler de prévention. Pensons notamment à tout le travail réalisé pour favoriser le transport actif autour des écoles ainsi qu’au projet “Cultivons et cuisinons du Lac au Fjord”, mais surtout, à toute la concertation des différents acteurs de la région pour s’assurer d’offrir un milieu de vie qui encourage la population à adopter de saines habitudes de vie ».

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À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids vise l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit dans le cadre de trois secteurs stratégiques (agroalimentaire, socioculturel et environnement bâti) pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids.

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Source :
Amélie Desrosiers
Responsable des communications, Coalition québécoise sur la problématique du poids
Téléphone : 514 598-8058 poste 233
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