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Montréal, le 16 avril 2013 – Un comité d’experts, réuni par la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids), a dévoilé aujourd’hui un trio de recommandations pour que soient mises en place des conditions permettant à l’école d’offrir à tous les jeunes des occasions de développer leurs compétences alimentaires et culinaires. « Une façon efficace de prévenir les problèmes de poids et d’améliorer la santé est de permettre à nos jeunes d’acquérir les habiletés et connaissances nécessaires pour mieux s’alimenter et avoir du plaisir à le faire », affirme Suzie Pellerin, directrice de la Coalition Poids.

Des occasions insuffisantes d’apprendre
Les jeunes ont de moins en moins d’occasions pour apprécier les aliments de base et apprendre à cuisiner. Les cours d’économie familiale sont sortis des écoles en 1997 et la conciliation travail-famille amène des défis supplémentaires pour la transmission du savoir-faire alimentaire et culinaire à la maison. Alors que 8 adultes sur 10 ont vu leurs parents cuisiner régulièrement, seulement 4 enfants sur 10 peuvent aujourd’hui saisir cette opportunité d’apprendre. « Cette situation peut avoir un impact important sur la qualité de l’alimentation des jeunes qui est déjà très préoccupante », poursuit la directrice de la Coalition Poids.

Comme l’école est le milieu de vie le plus important pour les jeunes après leur famille, il s’agit d’un lieu privilégié pour promouvoir de saines habitudes alimentaires et pour développer des compétences alimentaires et culinaires. « Sans réintroduire les cours d’économie familiale, cela peut se faire à l’intérieur des cours déjà au programme comme les sciences, les mathématiques ou le français, tout en permettant d’atteindre des objectifs du programme de formation de l’école », avance Mme Pellerin. « Les services de garde, le parascolaire et la vie étudiante offrent également des opportunités qui peuvent être saisies pour développer ces compétences, car les jeunes sont nombreux à aimer ce type d’activités », poursuit-elle.

Des initiatives prometteuses à généraliser
Certaines écoles offrent déjà des ateliers de cuisine ou d’éducation au goût, des compétitions culinaires ou des activités de jardinage éducatif développés par des organismes. Toutefois, le manque de soutien reste un frein à la généralisation de cette pratique pour que tous les jeunes du Québec puissent en bénéficier. Alors que le gouvernement s’apprête à présenter une première politique de prévention en matière de santé, que le MSSS travaille sur une politique de la saine alimentation et que le MAPAQ annonce la venue d’une politique de souveraineté alimentaire, 90 % de Québécois souhaitent que les jeunes ait la possibilité de développer leurs compétences alimentaires et culinaires à l’école, selon un sondage réalisé par Ipsos en novembre 2012.

Recommandations du comité d’experts
Le comité d’experts présente un trio de recommandations prometteuses, réalistes et qui font consensus pour que l’école puisse participer au développement de ces compétences essentielles :

  1. Encourager et supporter les ateliers alimentaires et culinaires dans les services de garde scolaires, les activités parascolaires et la vie étudiante;
  2. Favoriser et soutenir le développement des compétences alimentaires et culinaires en classe;
  3. Faciliter le partage des locaux et des équipements ou l’approvisionnement en aliments destinés aux ateliers alimentaires et culinaires.

Le comité d’experts réuni par la Coalition Poids couvre un large éventail d’organismes et de professionnels qui se consacrent à la santé des jeunes :

  • Ateliers Je suis capable
  • ÉquiLibre
  • Extenso
  • Fondation des maladies du cœur et de l’AVC
  • Jeunes pousses
  • La Tablée des Chefs
  • Les ateliers cinq épices
  • Québec en Forme
  • Société canadienne du cancer

Pour consulter les recommandations complètes, cliquez ici.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids vise l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit dans le cadre de trois secteurs stratégiques (agroalimentaire, socioculturel et environnement bâti) pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids.

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Source :
Amélie Desrosiers
Responsable des communications, Coalition québécoise sur la problématique du poids
Cellulaire : 514 475-7431
adesrosiers@cqpp.qc.ca