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Communiqués et publications

25 janvier 2010 - Mémoire

Mémoire sur le projet de loi no 71 (Code de la sécurité routière)

La sécurité routière, au-delà de l’individu, une question d’aménagement

Dans le cadre de la consultation générale sur le projet de loi no 71, Loi modifiant de nouveau le Code de la sécurité routière et d’autres dispositions législatives, la Coalition Poids en collaboration avec le Collège québécois des médecins de famille et le Centre d’écologie urbaine de Montréal, a déposé un mémoire à la Commission des transports et de l’environnement. 

Ainsi, au nom des autres organismes qui l’endossent, ce mémoire démontre que les aménagements physiques visant l’apaisement de la circulation doivent être mis de l’avant afin de réduire réellement le risque de collisions ou de blessures pour tous les usagers de la route. De plus, ces aménagements peuvent encourager et faciliter la marche et l’utilisation du vélo.

Autres groupes ayant endossé le mémoire :

  • Association des médecins de langue française du Canada
  • Association des médecins d’urgence du Québec
  • Association pour la santé publique du Québec
  • Coalition pour la réduction et l’apaisement de la circulation
  • Conseil régional de l’environnement de Laval
  • Conseil régional de l’environnement de Montréal
  • Équiterre

Le 9 mars 2010, nous avons d’ailleurs été invités à présenter ce mémoire devant la Commission des transports et de l'environnement.

Recommandations faites dans le mémoire :

  1. Implanter des mesures qui encouragent le transport actif ou en commun et réviser les projets autoroutiers qui pourraient accroître le volume automobile.

  2. Planifier, concevoir, aménager et entretenir le réseau routier en prenant en compte les besoins de tous les usagers de la voie publique, autant les piétons et cyclistes de tous âges et les personnes à mobilité réduite que les automobilistes.

  3. Développer des réseaux cyclable et piétonnier sécuritaires intégrés à la trame urbaine en favorisant la concertation régionale, notamment avec :
    - des rues aménagées pour offrir un espace de circulation sécuritaire et convivial pour les piétons et les cyclistes;
    - des pistes cyclables séparées des rues;
    - des systèmes de signalisation spécifiques aux piétons, cyclistes et automobilistes, particulièrement aux intersections.

  4. Adopter, en collaboration avec les villes, des mesures d’apaisement de la circulation qui rendent l’environnement routier cohérent avec des limites de vitesse à 40 km/h en zone résidentielle et à 30 km/h devant les centres de la petite enfance.

  5. Lors de la planification des projets de réfection routière, intégrer de façon systématique des mesures d’apaisement de la circulation et des aménagements physiques favorisant le transport actif (pistes cyclables sécuritaires, trottoirs larges, intersections surélevées, etc.).

  6. Revoir les projets du complexe Turcot, de la rue Notre-Dame ainsi que le prolongement et l'élargissement des boulevards et des autoroutes de la grande région métropolitaine afin d’y intégrer un système efficace et durable de transport en commun et d’inclure le transport actif sécuritaire avec des voies spécifiques pour piétons et cyclistes ainsi que des mesures d’apaisement de la circulation dans les quartiers limitrophes qui sont particulièrement vulnérables aux traumatismes routiers.

  7. En dernier lieu, poursuivre le travail sur les mesures comportementales pour tous les usagers de la route. À ce chapitre, il serait fort utile de travailler en collaboration avec les écoles pour apprendre aux jeunes à respecter les règles de sécurité et à rouler prudemment (comme en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas). D’autres collaborations sont aussi possibles avec les écoles de conduite pour sensibiliser davantage les automobilistes à la vulnérabilité des piétons et des cyclistes. Cependant, il est important de rappeler que ces mesures comportementales auront un impact plus faible sur le nombre d’accidents si elles ne sont pas précédées par la modification des infrastructures routières.

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