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Enrichissement des aliments

Qu’est-ce que l’enrichissement des aliments (fortification)?

Un projet est présentement à l’étude auprès de Santé Canada afin de permettre à l’industrie d’enrichir, à sa « discrétion », des aliments en vitamines et minéraux. La Coalition Poids s’inquiète des effets pervers qu’une telle mesure pourrait avoir.

Définitions

Enrichissement : Ajout d’un ou plusieurs nutriments à un aliment afin d’en améliorer la valeur nutritionnelle, ou dans le but de prévenir l’apparition d’une carence nutritionnelle dans une population.

  • Enrichissement « utile » : une mesure de santé publique utilisée généralement sur des aliments de base (céréales, pâtes, pain) pour combler un déficit établi en un certain nutriment sur une majorité de la population.
    Exemples canadiens :
    • Enrichissement systématique du lait en vitamine D pour enrayer le rachitisme infantile.
    • Depuis 1998, on enrichit les céréales en acide folique (vitamine B9) afin de réduire les risques de malformation congénitales, d’infarctus, de maladies cardio-vasculaires, de démence chez l’adulte et d’accouchement prématuré.
  • Enrichissement « facultatif » : une mesure marketing sans justification scientifique, sans exclusion d’aliments ce qui laisse place à l’enrichissement de produits dits de « malbouffe » ou d’aliments à faible valeur nutritive.

Que propose le projet sur l’enrichissement facultatif des aliments à l’étude auprès de Santé Canada?

La politique prévoit une nouvelle disposition concernant l'enrichissement des aliments à la « discrétion » du fabricant (selon des limites définies par Santé Canada) en vue de répondre à une exigence du marché, processus appelé l'enrichissement facultatif.