Modèles de résolution

Accès à de l’eau potable gratuite dans les lieux publics

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Par leurs aménagements et services, les municipalités ont une grande influence sur les habitudes de vie des citoyens et des impacts importants sur leur qualité de vie et leur santé, de même que sur l’environnement.

En ce sens, rendre les fontaines d’eau plus accessibles à la population pourrait être bénéfique à plusieurs égards tels que la santé et la qualité de vie, la réduction des déchets, la gestion sensée des ressources et la promotion de l’eau municipale.

 
 
 
 

Interdire la vente de boissons énergisantes dans les établissements publics

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Les boissons énergisantes sont des boissons très sucrées, qui regorgent de substances stimulantes telles que la caféine. Ainsi, en raison des risques potentiels pour la santé, l’Association américaine de pédiatrie recommande aux enfants et aux adolescents de ne pas en consommer.

La consommation de boissons énergisantes est également contre-indiquée, voire dangereuse, avec la pratique d’un sport. Par conséquent, l’interdiction de vendre des boissons énergisantes dans les lieux sportifs et récréatifs relevant des municipalités, plus particulièrement les arénas, stades de soccer ou de baseball, salles de curling et autres, devrait être fortement encouragée à la fois par souci de cohérence et pour protéger les citoyens les plus vulnérables.

 

Permettre aux enfants de jouer dans les rues résidentielles et les ruelles en toute sécurité

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Les habitudes de vie des familles sont largement influencées par leur environnement. La façon dont les municipalités sont aménagées, les différentes politiques et certains règlements municipaux peuvent influencer la pratique d’activité physique chez les enfants et les adultes.

Même si les municipalités ne détiennent pas de responsabilités formelles en matière de santé, leurs décisions peuvent avoir un impact significatif sur le mode de vie de leurs citoyens.

Pour faciliter l’activité physique chez les jeunes, les municipalités ont aussi à leur disposition un avis juridique, qui aide à la mise en place de la résolution visant à permettre le jeu libre dans les rues et ruelles résidentielles, afin de soutenir le bien-être et la qualité de vie des familles.

Faciliter l’allaitement dans les installations, les édifices et les parcs municipaux

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Valoriser l’allaitement maternel dans les édifices, parcs et installations municipaux est une façon pour les municipalités de contribuer au développement optimal des jeunes enfants et au bien-être des femmes, des familles et des collectivités.

En offrant des environnements favorables et accueillants à l’allaitement, les municipalités rendent le geste d’allaiter plus facile à faire, partout et en tout temps.

 

Amélioration de l’offre

Les villes jouent un grand rôle quant à la mise en place d’environnements favorables aux saines habitudes de vie. Pour favoriser et encourager une saine alimentation, plusieurs actions municipales sont possibles.

Améliorer l'offre alimentaire dans les établissements municipaux

Il est possible de mettre en place une politique alimentaire pour assurer la qualité de l’offre alimentaire dans les édifices municipaux tels que les arénas, les centres culturels ou de loisirs ou les mairies. Le retrait des fritures, des gras trans ou des distributrices à bonbons sont des exemples de choix qu’ont fait certaines villes.

Dans le cadre du projet La santé au menu, le Guide d’accompagnement en aréna a été produit pour soutenir les milieux dans l’instauration d’une offre alimentaire saine.

Importance d’une politique alimentaire municipale

Certaines initiatives d’amélioration de l’offre alimentaire ont été réalisées sans avoir été entérinées dans une politique officielle ou par le biais d’une résolution du conseil municipal. Dans ce cas, bien qu’on puisse se réjouir de l’intérêt de la ville à adopter une telle mesure, on peut s’inquiéter que celles-ci soient menacées lors de changement de personnel à la tête des villes, d’où l’importance d’adopter une politique alimentaire.

Offrir des choix santé dans les fêtes et événements populaires

Les événements spéciaux constituent de belles occasions de démontrer qu’il est possible de s’alimenter sainement, en ayant du plaisir.

Quelques événements spéciaux organisés par les municipalités :

  • Fêtes
  • Camps de jour
  • Compétitions sportives (ex. : Jeux du Québec)
  • Activités de loisirs

Pour vous aider à améliorer l’offre alimentaire lors de les fêtes populaires, consultez le Guide pour l’élaboration de menu équilibré, préparé par la Direction de santé publique des Laurentides. Les organismes de la MRC de Drummond peuvent aussi obtenir gratuitement le Guide « Ensemble, mangeons bien, fêtons vert », proposé par le CSSS Drummond.

Augmenter l'accès aux fruits et légumes

Les villes peuvent adopter des règlements pour autoriser le commerce itinérant de fruits et de légumes abordables dans les parcs, mettre en place des marchés publics ou encore favoriser le déploiement de l’agriculture urbaine.

  • L’appui apporté au projet Fruixi, une initiative créative de vente de fruits et légumes sur des vélo-triporteurs, a permis de rendre ces derniers plus accessibles à une clientèle défavorisée ou atteinte de maladies chroniques. Ce projet a été mis sur pied par le Marché solidaire Frontenac, en partenariat avec différents organismes, dont le Centre Hospitalier Universitaire de Montréal.
  • L’agriculture urbaine et périurbaine, qu’elle se fasse dans les jardins communautaires, sur les toits des édifices ou sur le terrain des résidences, fait de plus en plus d’adeptes. En plus des bénéfices alimentaires pour les citadins, ce type d’agriculture comporte plusieurs avantages pour les municipalités, comme en témoigne le site web du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Planifier un aménagement stratégique du territoire

L’aménagement stratégique du territoire peut aider à l’amélioration de l’offre alimentaire.

  • Les villes sont en mesure de mettre de l’avant des incitatifs qui visent à encourager la présence de commerces d’alimentation offrant des aliments sains à prix abordables (fruiteries, supermarchés) sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les milieux défavorisés.
  • L’utilisation d’outils urbanistiques (ex. : zonage) peut permettre de limiter la présence de restaurants rapides autour des écoles, considérant que cette proximité est associée à un taux d’obésité accru chez les jeunes et qu’elle nuit aux efforts des écoles visant à offrir aux jeunes une saine alimentation. Pour en savoir davantage, consultez la section Urbanisme et environnement alimentaire sur le site de l’Association pour la santé publique du Québec.

Guides et fiches d’information : Environnement alimentaire autour des écoles

Selon un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (l’INSPQ), « la consommation de malbouffe deux fois ou plus par semaine est associée à l’obésité et à d’autres mesures négatives de santé chez les jeunes ». De plus, l’INSPQ établit que les « proportions de jeunes qui consomment de la malbouffe deux fois ou plus par semaine sont significativement plus élevées dans les écoles ayant deux (27 %) ou trois (26 %) restaurants-minute dans une zone de 750 mètres que ceux n’en ayant qu’un seul (19 %) ou aucun (19 %) ».

Les municipalités peuvent utiliser les règlements d’urbanisme pour renforcer les politiques alimentaires dans les écoles, notamment en appliquant des règlements de zonage.

Limiter l’installation de commerces avec service à l’auto

Consultez la fiche informative pour limiter l’installation de commerces avec service à l’auto, qui, en 2014, lors de son implantation dans l’arrondissement de Saint-Laurent, a connu un franc succès.

Réduire la visibilité des aliments moins nutritifs

  • Mettre les aliments sains à la hauteur des yeux dans les machines distributrices et mettre les autres aliments dans les espaces moins intéressants.
  • Mettre une quantité proportionnellement plus importante d’aliments sains dans les machines distributrices par rapport aux aliments moins nutritifs.
  • Refuser de mettre de la publicité de malbouffe dans les édifices municipaux et les terrains appartenant à la ville (ex. : sur les bandes de la patinoire, sur les murs de l’aréna, dans le stade de baseball, etc.).En plus de mettre en valeur une offre alimentaire en compétition avec ce qui est proposé par l’établissement municipal, la publicité de malbouffe contribue à renforcer la norme qui veut que l’on associe malbouffe et sport (ex. : annonce d’un cornet gratuit à la crèmerie pour les joueurs qui portent leur équipement, logo d’un restaurant de fast-food avec ou sans adresse du restaurant le plus proche, etc.).

Mettre en valeur les aliments sains

  • Utiliser un réfrigérateur vitré pour présenter les aliments sains offerts au casse-croûte (par exemple, les sandwiches, les salades, etc.).
  • Offrir au public des dégustations gratuites des nouveaux produits sains.
  • Impliquer le personnel dans l’évaluation des mets « santé », en leur offrant d’y goûter. Les employés pourront ainsi mieux connaître les nouveaux mets et contribuer à leur promotion, de même qu’à leur amélioration au besoin.

Modifier les prix en faveur des aliments sains

Dans l’optique d’augmenter le pouvoir d’attraction des aliments sains, il est possible d’augmenter le prix des aliments de type « malbouffe », de manière à offrir les aliments sains à prix concurrentiels, tout en adressant l’enjeu de la rentabilité globale.

Retirer les friteuses et la friture

Parmi les aliments les plus fréquemment cuits dans l’huile, on retrouve les pommes de terre frites, rondelles d’oignons, ailes de poulet avec frites, pogos, etc. En fonction des milieux, il est possible de remplacer complètement ces aliments ou d’opter plutôt pour des aliments similaires avec un mode de cuisson utilisant moins de matières grasses, par exemple des frites ou ailes de poulet cuites au four.

Le retrait des friteuses a permis à certaines municipalités de faire quelques économies en termes de frais d’assurances, de cotisations à la CSST et d’entretien du système de ventilation du casse-croûte.

Retirer les boissons énergisantes, boissons gazeuses et autres boissons sucrées

  • Compte tenu des données probantes qui démontrent qu’il est contre-indiqué de consommer des boissons énergisantes en faisant du sport, plusieurs milieux ont décidé de cesser la vente de ces boissons par cohérence avec leur mission. D’ailleurs, dans le projet La santé au menu, il s’agit de l’initiative santé la plus fréquemment rapportée par les gestionnaires d’aréna (46 %)1.Plusieurs municipalités ont officiellement adopté une résolution visant à bannir la vente de telles boissons dans les édifices et lieux publics relevant de la municipalité.
  • Parce qu’elles contiennent une quantité importante de sucre, soit environ 10 cuillères à thé de sucre par canette, et qu’elles n’apportent aucun nutriment essentiel, plusieurs milieux ont décidé de ne plus offrir de boissons gazeuses dans leur établissement. Pour cette même raison, plusieurs autres boissons sucrées (ex. : cocktail ou punch aux fruits, sloche régulière, café glacé, etc.) ont également été retirées du menu de nombreux édifices municipaux, en particulier ceux issus des milieux sportifs.

Retirer les distributrices de bonbons

Comme les distributrices de bonbons ciblent en particulier les enfants et les adolescents, certains milieux ont décidé de les retirer.

Obstacles et stratégies

Comme tout changement, l’amélioration de l’offre alimentaire dans les établissements municipaux nécessite un certain processus de gestion et d’adaptation. La Coalition Poids a relevé quelques barrières potentielles afin de proposer des stratégies qui sauront les pallier.

Rentabilité

Compte tenu de l’utilisation d’aliments frais et périssables, le coût des aliments peut être plus élevé et les pertes être plus importantes, réduisant ainsi la marge de profit obtenue. Cela peut être particulièrement un défi dans les arénas ouverts à temps partiel.

Équipement requis

La nécessité d’acquérir certains équipements pour la préparation et l’entreposage de certains mets « santé », tels que des réfrigérateurs, congélateurs et outils de cuisson (ex. : four à panini, four à convection, etc.), peut constituer un frein pour des concessionnaires alimentaires. En contrepartie, retirer les fritures, par exemple, permet d’économiser sur l’entretien du système de ventilation ou sur les assurances nécessaires.

Concurrence

Les commerces de restauration rapide à proximité des établissements municipaux peuvent consister en une alternative alléchante en compétition avec l’offre du milieu municipal. Le menu préparé et offert dans une installation sportive ou un aréna est souvent limité par l’espace de rangement disponible et par le temps de préparation des aliments (souvent un seul employé).

De plus, plusieurs activités sportives ou événements locaux reçoivent des commandites de la part des commerces de restauration rapide ou de malbouffe avoisinants. Ces appuis financiers résultent le plus souvent en de la visibilité et de la promotion sur le lieu d’activité (ex. : affichage sur la glace, les bandes de la patinoire, etc.).

Grossistes / Fournisseurs

Dans certaines régions, l’approvisionnement est un défi important. Initialement, en plus de rechercher des produits qui correspondent aux critères nutritionnels fixés, il faut s’assurer que les produits sélectionnés soient disponibles sur une base régulière.

Malheureusement, certains distributeurs modifient, souvent sans préavis, les marques des produits disponibles. Il peut alors y avoir des variations de qualité nutritive importante pour un même type d’aliment. Par exemple, tous les muffins n’ont pas la même valeur au plan nutritionnel. Certains muffins, riches en sucre et en gras, s’apparentent à des gâteaux ou contiennent des gras trans, alors que d’autres muffins apportent plutôt des quantités de sucre et de gras acceptables en plus d’être des sources de fibres intéressantes.

Résistance au changement

Pour certains consommateurs, l’association entre les arénas et la malbouffe est une tradition. Il y a aussi un mythe voulant que les personnes qui s’adonnent à une activité sportive sont nécessairement en santé et peuvent, par conséquent, consommer de la malbouffe sans restriction.

Une autre forme de résistance concerne les employés, dont certains sont réticents au changement ou refusent de modifier leur définition de tâches.

Moins de soumissionnaires pour la gestion de la concession alimentaire

Dans le cas d’une gestion externe, malgré des incitatifs offerts par la municipalité (ex. : loyer plus bas), certains milieux ont dû réduire leurs exigences quant à la qualité ou la variété de l’offre alimentaire en raison de la difficulté à trouver un gestionnaire privé ou un OSBL pour gérer leur concession alimentaire.

Stratégies variées visant une offre alimentaire améliorée

Plusieurs mesures peuvent être mises de l’avant pour pallier les obstacles mentionnés ci-haut et aider les municipalités à réaliser leurs projets.

    • Virage progressif : une des clés du succès !Les endroits où des reculs ont été observés quant à la qualité de l’offre alimentaire avaient généralement opté pour une transformation très importante du menu offert, incluant le retrait de la majorité ou de la totalité des aliments que l’on nomme « malbouffe ». Lorsque les changements étaient plus progressifs et accompagnés d’une stratégie de communication, incluant par exemple des dégustations gratuites ou une mise en valeur des aliments sains, l’accueil du public était plus favorable, voire enthousiaste.Dans un premier temps, le fait d’offrir, en plus de l’offre traditionnelle, des options saines, qui soient savoureuses, compétitives au plan économique et adaptées au contexte de consommation, est une action à encourager.
    • Lors de l’implantation d’une offre alimentaire améliorée dans une municipalité, certains facteurs doivent nécessairement être pris en compte :
      • temps de préparation et facilité de préparation des mets ;
      • capacité d’accueil de l’aréna : combien d’employés travaillent au casse-croûte ?, combien de clients potentiels ? ;
      • présence de machines distributrices : sont-elles gérées par une entreprise externe ? ;
      • période d’ouverture du casse-croûte : est-il ouvert lors des activités libres ou seulement lors d’évènements ? ;
      • lieux de consommation disponibles : y a-t-il des places assises ou des gradins ?, les clients doivent-ils manger debout ? ;
      • contrat d’exclusivité avec certains fournisseurs : y a-t-il un embouteilleur qui détient l’exclusivité avec lequel nous sommes liés par contrat ?

Soutien nécessaire

Il existe différents exemples de soutien possibles pour favoriser l’amélioration de l’offre alimentaire municipale :

      • les instances publiques disposent d‘expertises qui peuvent faciliter un virage santé. Par exemple, plusieurs centres de santé et de services sociaux (CSSS) acceptent de fournir gratuitement aux municipalités les services de nutritionnistes pour analyser la qualité des mets proposés, concevoir des menus, adapter des recettes et accompagner les milieux dans la recherche de produits répondants à leurs critères nutritionnels ;
      • certains milieux ont pu compter sur une subvention de leur conférence régionale des élus (CRÉ) ;
      • certaines municipalités ont octroyé des réductions de loyer substantielles afin de compenser les exploitants du casse-croûte pour les dépenses liées à l’achat de nouveaux équipements, à la recherche de nouveaux fournisseurs, au réaménagement des lieux de consommation, etc. ;
      • le Nouveau-Brunswick a créé un programme de subvention pour la promotion des aliments sains dans les installations récréatives. Cette initiative permet à ces installations de recevoir un soutien financier pour faciliter le changement vers une offre alimentaire bonifiée.