Il n’existe aucun niveau sécuritaire de consommation pour les gras trans, mais l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 1 % de l’apport calorique quotidien provenant de ces gras néfastes. Même consommés en très petites quantités, les gras trans industriels sont démontrés néfastes pour la santé. En effet, hausser de 2 % sa consommation de calories provenant de gras trans est associé à une augmentation de 23 % des risques de maladies cardiovasculaires1. En d’autres mots, il faut en consommer le moins possible.

Comme les gras trans industriels peuvent être remplacés par des ingrédients moins dommageables sans porter atteinte à l’appréciation et la diversité des aliments, le 20 juin 2007, le ministre de la Santé annonçait que Santé Canada avait adopté les normes suggérées par le Groupe de travail sur les gras trans. Du coup, l’industrie alimentaire a été incitée à les appliquer dans un délai de deux ans ; à défaut de quoi, le gouvernement canadien l’imposerait par une réglementation. Des progrès notables ont été observés, mais les rapports de surveillance montraient que les cibles n’avaient pas été complètement atteintes. Ainsi, depuis 2009, plusieurs groupes exigeaient l’encadrement promis.

Le 15 septembre 2017, au terme de nombreuses années de revendications et de consultations publiques, le gouvernement canadien a finalement interdit l’ajout d’huiles partiellement hydrogénées, soit la principale source de gras trans industriels, dans les aliments vendus au Canada (fabriqués ici ou importés). Cette interdiction s’applique à compter du 15 septembre 2018.


Référence