Le prix est un facteur primordial dans le processus d’achat, qui pousse l’industrie des boissons sucrées à utiliser des stratégies qui lui servent à assurer l’accessibilité de ses produits et susciter l’achat, tels que :

  • une politique de prix par catégorie de boissons ;
  • des rabais omniprésents ;
  • des achats en grande quantité encouragés ;
  • des associations de rabais avec la grande distribution.

À cet égard, la Coalition Poids a produit un rapport sur les dessous du marketing des boissons sucrées, consacré au prix. Pour le consulter, cliquez ici.

La taxation des produits nocifs pour la santé, dont font partie les boissons sucrées, est de plus en plus évoquée dans plusieurs juridictions à travers le monde, notamment pour :

  • générer des revenus pouvant être investis dans la prévention et la promotion de la santé ;
  • contrebalancer les dépenses de santé associées à la consommation de ces boissons, ainsi que les investissements marketing élevés de l’industrie ;
  • dénormaliser la consommation régulière de ces produits ;
  • réduire la consommation de ces boissons en instaurant une taxe importante.

La taxe sur les produits du tabac sert de fondement à cette proposition et dans ce cas précis, la dissuasion financière servant à faire la promotion de comportements sains a fait ses preuves.

Au Québec

  • Une taxe d’un cent par litre de boisson gazeuse permettrait de générer des revenus annuels estimés à 8,6 millions de dollars.
  • Pour une taxe de 5 ¢ par litre, les revenus sont estimés à plus de 40 millions de dollars.
  • Pour une taxe de 10 ¢ par litre, les revenus pourraient atteindre plus de 80 millions de dollars.

L’inclusion d’autres types de boissons sucrées (thés glacés, eaux vitaminées, boissons pour sportifs, énergisantes, etc.) permettrait de générer des revenus encore plus importants.

À l’international

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Bénéfices de la taxe

    • Les personnes qui consomment les plus grandes quantités de boissons sucrées sont plus sensibles aux augmentations de prix et plus susceptibles de réduire leur consommation1,2.
    • Lorsque le prix des boissons sucrées augmente, la demande tend à diminuer. Une hausse de 10 % du prix résulterait en une diminution de consommation de 8 à 12,6 %3.
    • Une taxe sur les boissons sucrées, jumelée à une campagne d’information qui explique les effets positifs associés à une diminution de la consommation, a de meilleurs effets sur la réduction de leur consommation4.

Par des rapports, consensus d’experts et revues de littérature, de nombreux professionnels de la santé et organisations appuient la taxe sur les boissons sucrées et démontrent les avantages d’une telle mesure, parmi lesquels l’Institute of Medecine of the National Academies, leYale Rudd Center for Food Policy and Obesity, la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, Olivier De Schutter, le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, l’American Public Health Association, l’Academy of Medical Royal Colleges, les Diététistes du Canada et l’Association canadienne du diabète.

En novembre 2012, un sondage Ipsos montre que 79 % des Québécois souhaitent l’instauration d’une redevance sur les boissons sucrées (boissons gazeuses, boissons énergisantes, etc.), qui serait payée au gouvernement par les embouteilleurs et dont les revenus seraient investis en prévention de l’obésité.