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Coûts

Une épidémie qui coûte cher

De nombreuses études réalisées au cours des 20 dernières années convergent pour affirmer que les problèmes de surpoids, en particulier l’obésité, sont directement reliés à la prévalence accrue d’autres maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l’hypertension, de même que plusieurs cancers.

Selon l’OMS, les coûts associés aux traitements des maladies chroniques et des problèmes de poids atteindront bientôt un tel niveau qu’ils viendront amputer une part importante du financement de l’État consacré aux autres secteurs[1].

Au Québec

  • Selon l'Institut national de santé publique du Québec, les coûts associés à l’obésité atteingnent près de 3 milliards de dollars par année[3,4].

Au Canada

  • Une récente étude évalue à 30 milliards de dollars par année le coût économique de l’embonpoint et de l’obésité au Canada. Ce montant est le résultat d’une demande accrue pour des soins médicaux et la perte de productivité résultant d’une plus grande mortalité ou invalidité[5].

Dans le monde

  • Dans un rapport publié en janvier 2015, l'Organisation mondiale de la santé affirme que les cas d'obésité ont doublé depuis 1980[6].
  • Freiner la recrudescence de l'obésité et du diabète, d'ici 2025, est l'une des cibles mondiales visées par l'OMS.
  • L’obésité représente 2 % à 7 % des dépenses totales de santé dans les pays industrialisés[7].
  • Selon un rapport de l’Organisation Internationale du Travail, les études ont montré que le risque d’absentéisme est deux fois plus élevé chez les travailleurs obèses que chez les travailleurs ayant un poids santé8].
  • Au niveau mondial, 10 % des hommes et 14 % des femmes adultes sont obèses[9].

 

[1] Organisation mondiale de la Santé (2005). Prévention des maladies chroniques : un investissement vital. Genève ; OMS : 34 pages.

[2] Coleman, R. et C. Dodds (2000). Cost of obesity in Quebec. Genuine Progress Index: Measuring sustainable development. Canada : GPIAtlantic. Repéré à http://www.gpiatlantic.org/pdf/health/obesity/que-obesity.pdf.

[3] INSPQ (2015). Les conséquences économiques associées à l'obésité et à l'embonpoint au Québec : les coût liés à l'hospitalisation et aux consultations médicales. Repéré le 16 février 2015 au www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1922_Consequences_Economiques_Obesite.pdf.  

[4] INSPQ (2015). Les conséquences économiques associées à l'obésité et l'embonpoint au Québec : les coûts liés à la consommation de médicaments et à l'invalidité. Repéré le 27 mars 2016 au /www.inspq.qc.ca/publications/2035

[5] Behan DF., et SH. Cox (2010). Obesity and its Relation to Mortality and Morbidity Costs. Society of Actuaries. Repéré à http://www.soa.org/files/pdf/research-2011-obesity-relation-mortality.pdf.

[6] Organisation mondiale de la santé (2014). Rapport 2014 sur la situation mondiale des maladies non transmissibles. Repéré le 16 février 2015 au http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/149294/1/WHO_NMH_NVI_15.1_fre.pdf, p. ix.

[7] Organisation Internationale du Travail (2005). Alimentation décente au travail : gains de productivité et amélioration du bien-être des travailleurs. Genève.

[8] Supra.

[9] Supra, note 5.

L’état des finances publiques du Québec ne permet pas d’ignorer les conséquences de l’excès de poids sur le système de santé et l’ensemble des autres systèmes.

La réduction de l'obésité par la promotion d'environnements sains permettra des économies importantes au système de santé. Il devient donc stratégique et judicieux de promouvoir des environnements qui favorisent les saines habitudes de vie.