Boire des boissons gazeuses ou énergisantes, est-ce réellement un besoin? N’est-ce pas plutôt l’industrie elle-même qui, en créant sans cesse de nouveaux produits et en les distribuant largement, crée ces besoins dans la population?
Les 4 P du marketing =
Produit, Prix, Distribution (Place) et Promotion
Préoccupée par l'influence du marketing sur la consommation de boissons sucrées, la Coalition Poids a produit le rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées dans le but d'analyser les quatre éléments du mix marketing des breuvages (produit, prix, distribution et promotion).
Tome 1 - Le produit : une offre variée pour répondre à un marché segmenté
Tome 2 - Le prix : un argument payant
Tome 3 - La distribution : toujours une boisson sucrée à portée de main
Le dernier tome de cette série sera publié le mois prochain et portera sur la promotion des boissons sucrées. Restez à l'affût!
Eau, sucre (ou substitut) et parfois caféine naturelle ou synthétique : voici ce qui compose principalement les boissons sucrées.
Afin de conquérir de nouveaux marchés, l'industrie mise sur une variété toujours plus grande de produits. Si bien que l’offre de boissons sucrées est aujourd’hui démesurée.
Des cibles bien étudiées
En ciblant chaque petite part du marché et en multipliant les produits, les industriels cherchent à se démarquer. On trouve une boisson sucrée pour chaque type de consommateur.
Consultez le tome 1 du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées :
Tome 1 - Le produit : une offre variée pour répondre à un marché segmenté
Le prix est un facteur primordial dans le processus d’achat.
Les boissons gazeuses et énergisantes sont couramment vendues à bas prix ou en promotion.
Augmentation du prix par rapport aux aliments de base
Au Canada, alors que le prix des produits de base (œufs, pain, beurre, huile, etc.) a fortement augmenté depuis 1995, celui des boissons gazeuses ne connait que des hausses très modérées. Entre janvier 1995 et août 2009, on parle d’une hausse de :
L’évolution de ces prix témoigne de la marge de profit sur ces produits ainsi que du faible coût de production de ces boissons.
Une redevance pour diminuer l'accessibilité et l'attrait des boissons sucrées
De nombreux gouvernements ont déjà identifié l’instauration d’une redevance pour prévenir les problèmes associés à l’obésité. D’ailleurs, autant l’Institute of Medicine of the National Academies que l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) et le Rudd Center identifient la redevance comme une des stratégies les plus prometteuses pour les gouvernements et porteuses en terme de coût-bénéfice de santé.
La Coalition Poids propose d'ailleurs d’instaurer une redevance sur les boissons gazeuses et énergisantes qui serait imposée aux embouteilleurs sur le modèle des boissons alcoolisées.
Consultez le tome 2 du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées :
[1] Taylor, J.P., Evers, S. et McKenna, M. (2005). Les déterminants de la saine alimentation chez les enfants et les jeunes. Revue canadienne de santé publique, 96(Supplément 3) : S23-S29.
[2] Shepherd, J., Harden, A., Rees, R., Brunton, G., Garcia, J., Oliver, S. et Oakley, A. (2006). Young people and healthy eating: a systematic review of research on barriers and facilitators. Health Education Research, 21(2), pp. 239–257.
[3] Institute of Medicine of the National Academies (2006). Food Marketing to Children and Youth: Threat or Opportunity? National Academy of Sciences. Committee on Food Marketing and the Diets of Children, Washington D.C., The National Academy Press : 536 pages
Les boissons sucrées sont partout : épiceries, dépanneurs, machines distributrices, stations-services, restaurants, cinémas, arénas, centres sportifs, écoles, universités, hôpitaux, pharmacies, gares, parcs... Il est devenu quasiment impossible de passer à côté.
Le consommateur n’a plus qu’à tendre la main pour « cueillir » sa canette!
Comment peut-on les considérer comme des boissons occasionnelles alors qu’elles font partie intégrante de notre paysage alimentaire?
Toutes mesures visant à limiter leur distribution dans les endroits notamment fréquentés par les jeunes seront bénéfiques.
Consultez le tome 3 du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées :
Le chiffre d’affaires impressionnant des compagnies de boissons gazeuses est hautement conditionné par la publicité et la promotion qui en est faite. Les grands embouteilleurs investissent des sommes énormes pour mettre en valeur leurs produits.
L’Organisation mondiale de la Santé a identifié l’intensité du marketing des aliments à haute teneur énergétique et à faible valeur nutritionnelle comme un facteur probable et convaincant de l’épidémie d’obésité.
Les commandites
Pensons, entre autres, à l’association des marques avec des personnalités, des événements musicaux ou encore à la commandite sportive. Les boissons s’associent ainsi à des valeurs, des attitudes auxquelles les jeunes et les moins jeunes sont très sensibles.
Mais le Québec commence à se questionner quant à cette omniprésence des boissons sucrées, notamment en ce qui concerne la commandite.
Selon un récent sondage mené par Ipsos Descarie pour la Coalition Poids auprès de 2 300 répondants, 37 % des Québécois trouvent que la commandite de Coca-Cola pour les Jeux olympiques n’est pas appropriée.
[4] Advertising Age’s Global Marketers, 16 novembre 2007. Repéré à http://www.consumersinternational.org/our-work/food/key-projects/food-and-nutrition/junk-food-generation/key-information
« Boissons sucrées et marketing : une histoire tissée serrée »
Pour une perspective historique du marketing des boissons sucrées, consultez cet article aux pages 4 à 8 du Bulletin de santé publique de l'ASPQ.
Ce troisième tome du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées étudie la distribution et la mise en marché des boissons sucrées pour proposer des recommandations destinées aux décideurs de l’industrie alimentaire et de tous les paliers gouvernementaux afin de limiter l'accessibilité, la visibilité et l'attrait de ces breuvages.
Ce deuxième tome du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées poursuit l’exposition des différentes techniques de marketing utilisées par l'industrie de boissons sucrées en se concentrant cette fois sur celles qui touchent le prix des produits. Enfin, il étudie des mesures prometteuses à mettre en place pour réduire le pouvoir d’attraction des boissons sucrées en agissant sur leur prix.
La Coalition Poids dévoile les conclusions du premier tome de son rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées. Intitulé « Le produit : une offre variée pour répondre à un marché segmenté », il présente plusieurs recommandations quant à la réglementation, à l’emballage et au contenu des boissons sucrées.
La France vient de voter l’instauration d’une taxe sur les boissons sucrées, et ce, dans un objectif clair de prévention de l’obésité. La Coalition Poids invite le gouvernement du Québec à s’en inspirer.
L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, a annoncé un resserrement des exigences à l’égard des fabricants de boissons énergisantes. Grâce à de nouveaux règlements, les consommateurs pourront désormais être correctement informés sur la teneur en sucre et en caféine de ces produits sucrés, qui contribuent à l’épidémie d’obésité.
À cette occasion, la Coalition Poids rencontrera Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de Nations-Unies sur le droit à l'alimentation, pour présenter le cadre légal québécois sur la publicité destinée aux enfants ainsi que le projet de redevance sur boissons sucrées.