Le gouvernement fédéral a annoncé de nouvelles règles d’encadrement des boissons énergisantes à l’égard de leur contenu et de leur mise en marché. Ceci constitue un premier pas dans la bonne direction pour réduire le pouvoir d’attraction des boissons énergisantes et fournir plus de renseignements aux consommateurs sur ces boissons sucrées. En effet, ce projet prévoit notamment de :
La grande consommation de boissons énergisantes est un phénomène relativement récent qui inquiète grandement les acteurs de santé.
Les boissons énergisantes occupent désormais une part du marché importante dans le secteur des boissons.
Les boissons énergisantes sont considérées comme des produits de santé naturels et non comme des aliments. Ainsi, elles doivent être évaluées (homologuées) par Santé Canada pour vérifier qu'elles ne constituent pas un risque pour la santé.
Cependant, à ce jour, seules neuf boissons énergisantes ont été homologuées par Santé Canada en recevant leur numéro de produit naturel (NPN). Qu’en est-il des autres? En attendant d’être évaluées, les boissons non homologuées ont l’autorisation d’être vendues bien que personne n’ait vérifié leur innocuité.
Sachant que ces boissons peuvent contenir de fortes doses de caféine, de taurine et de vitamines B et qu’elles sont facilement accessibles pour les jeunes, on comprend aisément que ces breuvages pourraient représenter un danger potentiel pour cette population vulnérable.
Au départ, le marketing des boissons énergisantes visait essentiellement les jeunes hommes.
Aujourd'hui, les jeunes adolescents sont de plus en plus attirés par ces breuvages, souvent en solde, et qui prônent, entre autres, des vertus tonifiantes et dynamisantes.
Pour mieux vendre leur image, la plupart des marques de boissons énergisantes commanditent des athlètes, des équipes sportives ou des événements associés à des sports extrêmes tels que la formule 1, le rallye automobile, le motocross, le skateboard ou encore des événements musicaux ou artistiques.
Il n’en reste pas moins que, consommées en excès ou par une population jeune, ces boissons peuvent présenter des risques pour la santé.
La caféine, principal ingrédient actif des boissons énergisantes, représente un danger potentiel pour les enfants et les adolescents. Selon le poids de l’enfant, une canette de boissons énergisantes pourrait contenir une quantité de caféine supérieure à la consommation quotidienne maximale recommandée pour lui.
De plus, tout comme les adultes, les enfants et les adolescents peuvent développer une dépendance physique et psychologique à la caféine après un usage chronique. Ceci peut mener à des symptômes de sevrage après l’arrêt de la consommation.
La teneur en caféine varie d’une boisson énergisante à l’autre et l’étiquetage de la teneur totale en caféine contenue dans le produit n’est pas obligatoire. Le consommateur peut donc difficilement évaluer la quantité de caféine qu'il absorbe via les boissons énergisantes, d’autant plus qu’il devrait normalement tenir compte de toutes les autres sources de caféine (café, chocolat, boissons gazeuses, etc.) pour calculer son apport journalier total.
Dubé P.-A., Plamondon L., Tremblay P.-Y. (2010). Boissons énergisantes : risques liés à la consommation et perspectives de santé publique. Institut national de santé publique du Québec. Repéré à http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=1167
« Menaces publiques en vente près de chez vous : boissons énergisantes et comportements risqués »
Pour en savoir plus sur le sujet, consultez l'article aux pages 27 à 29 du Bulletin de santé publique du l'ASPQ.
Dubé P.-A., Plamondon L., Tremblay P.-Y. (2010). Boissons énergisantes : risques liés à la consommation et perspectives de santé publique. Institut national de santé publique du Québec. Repéré à http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=1167
Ce troisième tome du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées étudie la distribution et la mise en marché des boissons sucrées pour proposer des recommandations destinées aux décideurs de l’industrie alimentaire et de tous les paliers gouvernementaux afin de limiter l'accessibilité, la visibilité et l'attrait de ces breuvages.
Voici un modèle de résolution pour simplifier la tâche aux municipalités qui désirent interdire la vente de boissons énergisantes dans leurs établissements.
Ce deuxième tome du rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées poursuit l’exposition des différentes techniques de marketing utilisées par l'industrie de boissons sucrées en se concentrant cette fois sur celles qui touchent le prix des produits. Enfin, il étudie des mesures prometteuses à mettre en place pour réduire le pouvoir d’attraction des boissons sucrées en agissant sur leur prix.
La Coalition Poids dévoile les conclusions du premier tome de son rapport Les dessous du marketing des boissons sucrées. Intitulé « Le produit : une offre variée pour répondre à un marché segmenté », il présente plusieurs recommandations quant à la réglementation, à l’emballage et au contenu des boissons sucrées.
La France vient de voter l’instauration d’une taxe sur les boissons sucrées, et ce, dans un objectif clair de prévention de l’obésité. La Coalition Poids invite le gouvernement du Québec à s’en inspirer.
L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, a annoncé un resserrement des exigences à l’égard des fabricants de boissons énergisantes. Grâce à de nouveaux règlements, les consommateurs pourront désormais être correctement informés sur la teneur en sucre et en caféine de ces produits sucrés, qui contribuent à l’épidémie d’obésité.
À cette occasion, la Coalition Poids rencontrera Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de Nations-Unies sur le droit à l'alimentation, pour présenter le cadre légal québécois sur la publicité destinée aux enfants ainsi que le projet de redevance sur boissons sucrées.