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Secteurs d'intervention

La Coalition Poids mène diverses actions qui s'inscrivent dans ses trois secteurs d'intervention stratégiques.

Environnement agroalimentaire

Pour qu’il soit plus facile de bien s’alimenter

Une saine alimentation est essentielle à la santé. Pourtant, on cuisine moins, on mange plus et les problèmes de poids nous assaillent au quotidien. À preuve, le poids moyen de toute la population a augmenté d’une dizaine de kilos depuis 20 ans!

Au rythme où va la vie aujourd’hui, les repas en famille autour d’une table sont de plus en plus rares, ce qui engendre d’ailleurs d’autres types de problèmes sociaux. Nous mangeons maintenant à toutes sortes d’heures et d’endroits, souvent seuls, des repas préparés par l’industrie ou le restaurateur. La rapidité et la facilité de préparation deviennent souvent plus importants que les ingrédients, la teneur en calories et même le goût.

Notre environnement alimentaire a profondément changé

Les entreprises américaines d’aliments et de boissons dépensent environ 36 milliards de dollars par année pour promouvoir leur production. Outre la publicité, les stratégies de commercialisation incitent les consommateurs à manger plus. Les portions sont plus grosses pour nous donner l’impression « d’en avoir pour notre argent ». Les nouveaux produits se multiplient au rythme de 10 000 par année, dans un circuit qui en compte plus de 300 000. Ces nouveaux produits raffinés, riches en sucres, en gras, en sel possèdent une haute densité énergétique. Et on les retrouve partout : au garage, dans les pharmacies, dans les cinémas, dans les stations de métro…

Le temps est venu de créer un environnement alimentaire qui favorise et facilite une alimentation saine. Plusieurs solutions existent dont celles qui figurent parmi les actions de la Coalition Poids.

Environnement bâti

Pour favoriser l’activité physique et la dépense énergétique

Même si nous sommes conscients des bienfaits de l’activité physique pour le mieux-être, la santé, la qualité de vie, les résultats scolaires et la productivité, nous demeurons tout de même inactifs.

En fait, le Québec n’a jamais été aussi sédentaire. Et ce n’est pas nécessairement par choix. Il faut donc voir au-delà de la responsabilité individuelle pour comprendre ce phénomène social et trouver une solution à ce problème important.

Nos modes de vie sédentaires
 

  • Les enfants marchent de moins en moins pour se rendre à l’école.
  • Trop de jeunes ne font pas au moins 60 minutes d’activité physique par jour (recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé).
  • Les espaces de jeux et de parcs dans les villes sont de moins en moins nombreux et sont souvent peu sécuritaires, non entretenus et non adaptés au goût des jeunes.
  • Les loisirs qui ne demandent pas de dépense d’énergie, tels que la télévision et les jeux vidéo, sont devenus de plus en plus accessibles.
  • L’augmentation de la violence dans certains quartiers engendre de l’insécurité dans les familles et la population en général, et limite les sorties.
  • Les villes se sont développées en fonction de l’automobile rendant les modes de transport actif, comme la marche et le vélo, de plus en plus difficiles, et les autorités municipales ne font que commencer à inciter les adultes à marcher ou à utiliser les transports en commun. En banlieue, tous les services sont à distance de voiture.
  • Les innovations technologiques, telles que l’ordinateur, l’ascenseur, les portes automatiques, la souffleuse à neige et les commandes à distance ont réduit notre investissement en énergie physique.
     

Le développement durable favorise aussi la santé

Plusieurs groupes sociaux qui travaillent en faveur de l’environnement et du développement durable ont les mêmes revendications, quoique pour des raisons souvent différentes. La convergence de nos intérêts, la complémentarité de nos arguments et la concertation de certaines de nos actions pourront faire en sorte que notre environnement bâti favorise l’activité physique et la dépense énergétique et, du même coup, améliore la qualité de vie dans nos communautés.

Rendre la marche, la bicyclette, le transport en commun aussi accessibles que l’automobile et faciliter l’activité physique et la dépense d’énergie dans nos milieux de vie comme l’école, les entreprises et les municipalités font partie des solutions à mettre en place pour contrer l’épidémie d’obésité actuelle.

Environnement socioculturel

Des normes sociales à revoir

Les médias et la publicité sont omniprésents et contribuent à créer des normes sociales et à modifier profondément notre rapport au corps, à l’alimentation et à bien d’autres choses. Plus spécifiquement, ils véhiculent une norme de beauté unique et inaccessible : celle de l’extrême minceur et de la jeunesse éternelle.

Cette pression culturelle entraîne bien des hommes, des femmes, des adolescents et des enfants à s’intéresser à leur corps davantage pour des questions d’apparence que pour des raisons de santé. Selon les experts, la promotion de cet idéal corporel comme unique modèle de beauté n’est pas sans conséquence sur la santé : des tentatives répétées pour perdre du poids, une baisse d’énergie générée par des restrictions alimentaires, une faible estime de soi, des désordres alimentaires (anorexie, boulimie) et certains troubles psychologiques.

Au Québec

  • Une femme sur deux souhaite perdre du poids, même si elle se situe dans la catégorie du poids santé.
  • 35 % des fillettes de 9 ans essaient de perdre du poids.
  • 60 % des adolescentes et des adolescents sont insatisfaits de leur image corporelle.
  • Les deux tiers des filles de 13 à 16 ans tentent de perdre du poids ou de le contrôler.
  • Plus de 15 % des garçons du même âge cherchent à en prendre.

Parallèlement, dans un monde de minceur, être gros ou « se trouver gros » s’avère être un fardeau sur le plan psychologique et social. Les adultes, les adolescents et les enfants ayant un excès de poids sont tous victimes de discrimination.

Saviez-vous que?
Dès la garderie, les Québécois de 4-5 ans préfèrent des compagnons de jeu ayant un poids santé à ceux ayant un surplus de poids.

Le produit miracle pour la perte de poids n’existe pas!

Un tel contexte est propice à la prolifération de produits, services et moyens amaigrissants (PSMA) qui promettent des miracles. De manière générale, ces produits et services sont inefficaces et certains sont dangereux, sans compter qu’ils participeraient à l’accroissement du poids dans la population. Des études démontrent en effet que l’utilisation des PSMA risque d’entraîner à plus ou moins long terme une reprise du poids perdu et un échec dans la démarche de perte de poids, de plus, ils pourraient avoir des conséquences graves sur la santé physique et psychologique des consommateurs.

Et pourtant, ils ne font l’objet d’aucune réglementation spécifique. Nous croyons que l’industrie des PSMA doit être imputable de ses allégations et pouvoir démontrer l’innocuité de ses produits, et qu’un système de surveillance approprié, incluant des mesures punitives renforcées, doit être mis en place.

L’influence du marketing alimentaire chez l’enfant

Les enfants sont exposés à plus de 40 000 publicités par année. Une bonne partie de ces messages publicitaires font la promotion de malbouffe, de céréales sucrées, de boissons gazeuses et de friandises. Les aliments hautement transformés sont l’objet d’une mise en marché agressive et d’une publicité omniprésente.

Au Québec, la Loi sur la protection du consommateur interdit la publicité destinée aux jeunes de moins de 13 ans. Malheureusement, ces règles ne sont pas accompagnées d’une surveillance suffisante pour garantir une réelle protection de nos enfants contre la commercialisation et la publicité.

Plusieurs mesures doivent donc être mises en place afin de contrer ce phénomène.